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Imaginé par Juan Kouyoumdjian, ARKEA PAPREC fait partie de ces IMOCA dits « de nouvelle génération ». C’est un foiler, entièrement pensé et conçu autour de ses foils selon la nouvelle règle de jauge IMOCA.  « Nous avons conçu un bateau taillé pour le Vendée Globe. Le fait qu’une seule personne doive pouvoir mener cette machine autour du monde est un des critères fondamentaux pour le design et la construction » explique l'architecte franco-argentin.

L’Imoca ARKEA PAPREC

  • Architecte : Juan Kouyoumdjian
  • Lieu de construction : CDK Technologies à Port La Forêt et assemblage en interne dirigé par Vincent Riou
  • Date de lancement : 19/07/2019
  • Longueur : 18,28 m
  • Largeur : 5,70 m
  • Tirant d’eau : 4,50 m
  • Tirant d’air : 29 m
  • Surface de la grande voile : 150 m²
  • Surface de voile au près : 260 m²
  • Surface de voile au portant : 600 m²
  • Sources de production d’énergie à bord : hydrogénératrices et moteur diesel
  • Surface de la zone de vie et du cockpit : 20 m²

 

Cinq points clés

  • Les foils : très grands et imposants même si leur poids reste secret. Ils sont primordiaux dans les hautes vitesses. Une première paire va être testée lors de la Transat Jacques Vabre. Selon les résultats, une deuxième paire sera rapidement à l’étude sur la même base ou bien totalement différente.
  • Le cockpit : doté de plusieurs « fenêtres » qui permettent à Sébastien de voir ses voiles et l’avant du bateau. « C’était un point important du cahier des charges. Je voulais me sentir en sécurité, voir devant et pouvoir observer mes concurrents. Sur les 60 pieds de la génération précédente, ce n’était pas forcément possible. Cela équivalait à conduire une voiture en ville les yeux fermés ! » explique-t-il.
  • La carène : plate et tendue, elle a été dessinée pour exploiter toute la performance des foils.
  • Le centre de gravité : le plus bas possible avec un pied de mât « enfoncé » dans un pont en « ailes de mouettes ». Cela rend le bateau plus puissant et permet de jouer sur le poids du bulbe de quille et le volume des ballasts.
  • La polyvalence : ARKÉA PAPREC est optimisé pour être performant autour de 15 nœuds, la vitesse moyenne rencontrée sur le Vendée Globe. Ce n’est pas un bateau typé pour certaines conditions ; il est conçu pour aller vite dans plusieurs types de météo.

 

La construction d'ARKEA PAPREC, c'est :

  • 36 000 heures de travail
  • 120 heures de cuisson pour la coque et le pont (4 sessions de 15 heures pour chaque élément)
  • Plus de 30 personnes impliquées
  • 1 250 heures de travail par semaine
  • Plus de 10 matériaux différents utilisés dont carbone, titane, verre, nid d’abeille, inox, aluminium…
  • 50 fournisseurs
  • 1 600 mètres de cordage