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Malgré une 11e place décevante pour le foiler nouvelle génération ARKEA PAPREC, Sébastien Simon et Vincent Riou tirent un bilan instructif de ces 48 heures au large.   A leur arrivée à Lorient, à 14 heures 36 minutes et 22 secondes, les deux marins définissaient ces 48 heures en un mot : « humides » ! Les 664 milles ont en effet été parcourus dans des conditions soutenues offrant peu de répit au duo.

« C’est la première fois que l’on faisait du portant avec 20-25 nœuds. Nous n’avons pas encore toutes les manettes et on a eu un peu de mal à voler au vent arrière. Nous avons bouclé le parcours sans trop de problème et avons même réussi à grapiller quelques places cette nuit, il y avait pas mal de jeu dans le retour au près.

Après avoir loffé avec Initiatives Cœur, la fin de la descente sur la marque virtuelle n°1 était laborieuse, on s’est un peu trompé sur les voiles. Nous n’étions peut-être pas assez agressifs mais c’est compliqué pour nous qui n’avons pas beaucoup d’heures de vol d’aller découvrir le bateau en course.

C’était tout de même important d’être là pour se mettre dans des situations nouvelles. Nous avons clairement identifié ce qu’il nous reste à apprendre sur le bateau. C’était instructif. Quand tu construis un bateau neuf, avant de faire vraiment la course, il y a une phase de mise au point et de compréhension du fonctionnement.

Nous avons commencé à voler ces derniers jours, ça se passe plutôt bien, le bateau est stable. Maintenant il faut prendre le temps d’apprendre. Charal est mis à l’eau depuis un an et il a trouvé le mode d’emploi. J’espère qu’il nous faudra un peu moins de temps mais il faut faire les choses dans le bon ordre. Nous avons clairement mis notre première échéance à la Transat Jacques Vabre et nous allons continuer de travailler d’ici là. »

Le départ de la Transat Jacques Vabre aura lieu le 27 octobre au Havre.