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A Port La Forêt, aujourd’hui, c’était l’effervescence des jours de mise à l’eau. Malgré le ciel gris et l’ambiance humide, ils étaient nombreux à arpenter le port dès le milieu de journée pour assister à la mise à l’eau d’ARKÉA PAPREC. 

Des habitués, des fans de course au large, des touristes épatés de pouvoir voir de si près un « bateau du Vendée Globe », … Tous observaient le ballet des femmes et hommes en noir. Autour de l’imposante coque bleu et rouge, l’équipe technique de Sébastien Simon s’activait depuis le matin pour préparer le 60’ à sa première mise à l’eau.

On découvre aujourd'hui le bateau sous un nouveau visage et dans son élément. C'est un moment très important dans le projet.

Vincent Riou

Sorti la veille du chantier, le monocoque dessiné par Juan Kouyoumdjian a été quillé ce matin. L’immense mât de 29 mètres a ensuite été placé sur le terre-plein près de la fosse en attendant de pouvoir prendre place pour la première fois. Puis le bateau a continué de faire l’objet de 1 000 attentions de la part d’une équipe qui l’a fait naitre pendant 10 mois de chantier. 

Vers 17h30, le grutier s’est installé, prêt à écouter les ordres donnés par Vincent Riou, directeur technique du projet. Il a fallu attendre quelques minutes avant de voir le bateau s’élever dans les airs et être dirigé vers l’eau ; chacun des membres de l’équipe assurant une tâche précise définie lors d’un ultime briefing deux heures auparavant. Puis, doucement, la quille d’ARKÉA PAPREC s’est approchée de l’eau. Une lente progression qui a fait monter l’émotion chez Sébastien Simon et son équipe. Quelques instants plus tard, le bulbe s’est enfoncé dans l’eau et la coque a pris place à la surface. C’est seulement à ce moment précis que l’ensemble du team a laissé éclater sa joie. Les uns se prenant dans les bras, les autres applaudissant, certains versant même quelques larmes… L’immense émotion de toute l’équipe aura gagné jusqu’au public présent. 

Le mât a ensuite pu être installé puis une partie du Team a embarqué pour emmener le 60’ au ponton.  

Entouré de ses partenaires, de ses amis, de sa famille, Sébastien Simon affichait alors un large sourire. Si la construction a été une formidable aventure humaine, le skipper d’ARKÉA PAPREC sait qu’une nouvelle page s’ouvre devant lui. « C’est en quelque sorte un aboutissement. Nous sommes tous très fiers de ce que nous venons de réaliser. Je ne ressens pas de pression, je me sens plutôt euphorique. Il nous reste encore un peu de travail sur le bateau avant de pouvoir aller naviguer mais ça va venir vite maintenant » confiait-il sans cacher son impatience.