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Vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro en septembre 2018, Sébastien Simon a très vite enchaîné avec la construction de son IMOCA en vue du Vendée Globe 2020. Novice en la matière mais avec un diplôme d’ingénieur Structures et Composites en poche, le skipper d’ARKÉA PAPREC s’est investi pleinement aux côtés de son équipe.

« La construction était une partie du projet passionnante, c’est ce que je rêvais de faire. Maintenant nous commençons à voir la fin de cette période et j’ai hâte d’aller sur l’eau. Car même si cela me passionne et que c’est finalement un rêve qui se réalise, cela me démange d’aller naviguer !

Nous nous sommes beaucoup améliorés par rapport aux bateaux de l’ancienne génération. Avec Juan K. et Vincent (Riou ndlr), nous avons attaché une attention toute particulière au centre de gravité et au développé de surface du bateau, nous ne pouvons pas faire beaucoup mieux. Et nous avons tenu un rapport de poids qui est plutôt très bon, peut-être même meilleur que PRB qui est un bateau très léger. Cela joue beaucoup car quand notre seul moteur à tous c’est le vent, le poids du bateau peut faire la différence. »

Nous avons trouvé les bons compromis entre solidité et poids, notamment grâce à nos méthodes d’assemblage qui nous ont permis de gagner en légèreté.

Sébastien Simon

 

 

« Les formes du bateau sont très travaillées mais nous n’avons pas fait de choix architecturaux délirants. Le maître-mot a été l’optimisation. Le cockpit est très protégé comme les autres bateaux de nouvelle génération. Il allie confort et performance. Il fallait que je puisse voir devant et surtout mes voiles.

En assemblant entièrement le bateau en interne avec le team, nous avons transformé une contrainte en avantage : je connais déjà très bien mon bateau avant d’aller naviguer, nous avons pu gagner en légèreté grâce à nos méthodes d’assemblage et nous avons maîtrisé le planning.

Nous sommes tous contents de la construction qui s’est très bien passée. Juan K. nous a félicité notamment sur la qualité du travail accompli. C’est très satisfaisant d’entendre cela de la part d’une personne qui a l’habitude de construire des bateaux pour la Volvo Ocean Race et la Coupe de l’America. Il y a eu une super ambiance au sein du team pendant toute cette période et jusqu’aux derniers jours malgré le rush de la mise à l’eau !

Nous allons naviguer très vite maintenant puis partir sur la Rolex Fastnet Race avec Vincent. L’objectif est de continuer à découvrir le bateau et faire le meilleur résultat possible. »