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Sollicité par Sébastien Simon pour chapeauter la construction de son 60 pieds ARKÉA PAPREC, Vincent a pour la première fois intégré l’assemblage du monocoque au sein de sa propre équipe. Une aventure qui a duré plusieurs mois et pour laquelle il a endossé le rôle de directeur technique.

 « Quand nous avons lancé le projet, j’ai compris que ça allait être compliqué de faire mieux que ce que j’avais fait la dernière fois lors de la construction de mon plan VPLP/ Verdier. Pourtant, j’avais envie de faire les choses différemment, d’aller plus loin. Faire construire le bateau par un chantier ne rentrait pas dans le budget maitrisé dont nous disposions. En discutant avec Sébastien et les personnes de mon équipe, nous avons vite convenu que la plus grosse variable sur le plan du budget était la construction.

Je n’avais pas envie de refaire une construction où on est simplement arbitre. Donc nous nous sommes posés la question de tout faire nous-mêmes. Nous savions que nous maitrisions le sujet et la méthode. Et surtout, il y avait suffisamment de gens motivés autour de moi pour se lancer dans cette aventure. »

C’est sûr, c’est un peu un pari.

Vincent Riou

 

« Le vrai défi était donc de faire mieux. C’est ce qui a guidé notre démarche. Et tout le monde s’est mis dans cet état d’esprit. Tout le monde a constamment cherché l’optimisation. Nous avons démarré avec certaines méthodes qui ont globalement peu évolué. Nous sommes restés constants. Nous avons réussi à mettre en place les bons process et à faire en sorte que les choses soient bien faites du début à la fin. Il fallait que tout le monde adhère au projet, à notre objectif de faire de la qualité.

Avec Sébastien, nous avons avancé sur le dossier en s’appuyant sur certaines personnes déjà en place dans l’équipe, Jean-Marc Failler, Pierre Gourdin, Maël Jaouen. Ensemble, nous avons monté le team, choisi les experts qui allaient nous accompagner dans ce projet. De mon côté, je me suis totalement investi dans cette construction. J’ai géré les hommes, j’ai arbitré les méthodes. Ça m’a plu énormément car il y a une dimension exceptionnelle dans ce projet. J’ai aimé ça car j’ai une attirance pour cette dimension technologique. Les constructions de bateau ont constitué des pauses dans ma carrière sportive. Maintenant j’ai hâte d’aller naviguer à bord d’ARKÉA PAPREC aux côtés de Sébastien ! »