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Dans les heures qui viennent, Sébastien Simon va quitter les petits airs et les températures chaudes pour entrer dans les mers du sud. Une contrée réputée hostile où le temps est gris et froid, le vent fort et dans laquelle les concurrents du Vendée Globe vont rester environ un mois. 

Pour le moment, le skipper d’ARKEA PAPREC tient toujours sa 7e position et commence à retrouver de la vitesse (16,7 nœuds à 12h). Sébastien est situé au milieu du groupe de poursuivants composé, à l’ouest, par Louis Burton et Sam Davies et à l’est, par Boris Herrmann, Kévin Escoffier et Yannick Bestaven. Un regroupement se profile pour ces solitaires qui vont attaquer ce nouveau tronçon du tour du monde avec très peu d’écarts. En tête, Charlie Dalin profite toujours d’une avance confortable qu’il devrait maintenir jusqu’au Cap de Bonne-Espérance en début de semaine prochaine. 

 

L’œil de Vincent Riou, directeur technique du Team ARKEA PAPREC

« Sébastien et les concurrents autour de lui sortent d’une semaine stratégiquement compliquée dans du tout petit temps. Ils vont entrer rapidement dans les océans australs. La particularité, c’est que c’est un vrai mur : en quelques heures, on passe de conditions plutôt clémentes et tempérées voire chaudes à des conditions beaucoup plus froides et hostiles. 

Actuellement, Sébastien est en train de passer sous l’anticyclone de Sainte-Hélène et il va être poussé, dès demain matin, à l’avant d’une dépression australe. La première pour les concurrents en tête de flotte qui vont en rencontrer une deuxième dans les huit prochains jours. Selon la latitude où ils sont, les conditions seront différentes mais il peut y avoir jusqu’à 40 nœuds à la limite de la zone des glaces. Je doute cependant que les marins aillent chercher ce vent fort. Il faut rappeler que sur huit bateaux neufs au départ, quatre sont encore aux avant-postes et deux n’ont pas eu d’avarie majeure. ARKEA PAPREC fait partie de ceux-là et Sébastien va naviguer dans des eaux inconnues pour lui. Je pense donc qu’il ne va pas prendre le risque d’aller dans ces grosses conditions s’il y a une autre option.

Le leader, Charlie Dalin, est vraiment détaché et il devrait garder une journée d’avance sur le groupe de poursuivants. Pour ces derniers, les heures à venir vont ressembler à un nouveau départ avec un regroupement des bateaux. Ils devraient être au Cap de Bonne-Espérance le 1er décembre dans la journée. »