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Lancé à plus de 20 nœuds au classement de 12h, ARKEA PAPREC profite encore des alizés qui lui permettent depuis plusieurs jours d’évoluer rapidement vers le sud et de grappiller des places au classement. 15e dimanche dernier, Sébastien Simon a su tirer le maximum des conditions propices à son foiler dernière génération et se hisser à la 9e place.   

En tête de flotte, la nuit a été rude pour Alex Thomson qui rétrograde à la 3e place. En cause, des problèmes possibles de structure qui ne mettent pas en danger le marin mais le contraignent à lever le pied. Devant le Britannique, Charlie Dalin et Thomas Ruyant profitent de l’étroit couloir qui se dessine au travers de l’anticyclone et qui va leur permettre de couper tout droit ou presque jusqu’à Bonne-Espérance. Pour leurs poursuivants, l’heure est aux choix stratégiques : tenter la route plus directe vers l’est quitte à se retrouver dans une bulle sans vent ou continuer au sud pour contourner la zone de hautes pressions et laisser les premiers filer devant ? L’œil rivé sur les fichiers météo et sur les routages, Sébastien doit prendre sa décision dans les heures qui viennent.

Dans les prochains jours, le skipper sablais pourra enfin compter sur les données de sa girouette de remplacement positionnée à l’arrière du bateau. Privé d’informations de vent depuis jeudi, Sébastien a passé une partie de la journée d’hier à bricoler pour réparer cet élément-clé pour la suite de la course. La girouette est désormais de nouveau opérationnelle. 

 

Sébastien Simon joint ce matin

« Nous ne sommes pas loin de la latitude de Rio de Janeiro. Il fait encore très très chaud, je n’arrive même pas à garder un tee-shirt. Il fait beau, on glisse. ARKEA PAPREC a été le bateau le plus rapide de la flotte pendant plusieurs jours, je suis assez fier !

La journée d’hier a été chargée avec des rendez-vous média, un live avec Thomas Voeckler, c’était génial d’ailleurs ! J’ai épongé le bateau, regardé toute la structure, tout va bien. Et j’ai enfin réussi à faire marcher ma girouette ! D’abord à l’intérieur du bateau donc ensuite, il a fallu la faire sortir et ce n’était pas si simple que ça ! J’ai rallongé des câbles et fait de la soudure sur un bateau lancé à 20 nœuds de moyenne ! Là, ça y est, elle est à poste dehors ! J’ai enfin un pilote automatique avec du vent ! C’est top ! J’ai perdu un peu de temps sur les pointages de la mi-journée hier mais au moins, dans les vents faibles, je serai un peu plus serein. Quand il fait nuit, c’est toute une galère pour trouver mes repères donc de savoir d’où vient le vent, ça va pas mal m’aider. 

Et puis un jour, il faudrait que je prenne le temps de me raser ! Mais ça, ce sera quand j’aurais le temps ! »