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C’est un skipper tout sourire qui est apparu en live ce midi lors de l’émission du Vendée Globe. Alors que des décisions stratégiques doivent se prendre dans les heures qui viennent, Sébastien Simon caracole à bord de son ARKEA PAPREC. Toujours 9e du classement, il a parcouru 503 milles en 24 heures ! 

A 20 nœuds de moyenne et à l’approche de l’anticyclone de Sainte-Hélène, Sébastien tente de réparer ses problèmes de girouette à l’heure où il va être important de récupérer l’ensemble des données de vent. « Ça va, ça va ! Il fait beau et chaud voire étouffant. Dehors, c’est très humide. Je suis en pleine session de bricolage de girouette et d’électronique. Le bateau bouge beaucoup et j’essaye de brancher de tous petits fils de un millimètre de diamètre, ce n’est pas simple » raconte Sébastien.
La suite de la course donc s’annonce stratégique. Thomas Ruyant est désormais leader de la flotte et avec Alex Thomson et Charlie Dalin, il s’apprête à se glisser dans un couloir de vent portant sous l’anticyclone. Le front froid qui coupe actuellement l’anticyclone en deux va en effet permettre au groupe de tête de s’insérer dans ce trou de souris. Ils seront peut-être les seuls à pouvoir s’y engager car derrière, l’anticyclone va se reformer en une seule et même grosse bulle. Le reste de la flotte pourra être contraint de contourner la zone de hautes pressions par l’ouest puis le sud. Dans les 48 heures qui viennent les positionnements des uns et des autres vont être clés. Avoir la vitesse peut permettre d’ouvrir le champ des possibles. C’est le cas actuellement pour ARKEA PAPREC et on voit que c’est très énergisant pour Sébastien Simon !
 

Sébastien Simon joint ce midi

« Là, on glisse entre l’anticyclone et un phénomène de convergence. Est-ce que l’on va traverser ce front ou est-ce que l’on va continuer de longer en restant à l’est de ce front ? C’est une grosse décision à prendre. Il y a un changement de voile à faire aussi pour continuer de naviguer vers le sud. Changer de voile, continuer le bricolage et trouver le chemin pour traverser ce front… ça fait beaucoup de choses à faire. J’ai besoin d’électronique pour savoir d’où vient le vent …. Sinon, c’est un peu conduire une voiture sans compteur et que l’on vous demande à quelle vitesse vous allez. Le bateau va plutôt vite et ça, c’est une agréable surprise ! Je n’ai pas eu le temps de prendre une douche hier soir. Mais oui, c’est important pour moi ce petit confort. J’ai une petite douche portable. Le soir, ça me fait un bien fou de me rincer, je me sens revivre ! »