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Le plus rapide hier au passage de l’Équateur (26 nœuds), Sébastien Simon est également le solitaire qui a parcouru le plus de milles en 24 heures avec 507 milles au compteur au classement de 9h. ARKEA PAPREC continue de tracer sa route vers le sud à très bonne vitesse. En 10e à 12h, Sébastien a, dans sa ligne de mire, Samantha Davies, Yannick Bestaven et Boris Hermann sur lesquels il espère pouvoir grappiller des milles dans les heures à venir. Le skipper profite des bonnes conditions procurées par les alizés car il sait que la suite s’annonce plus délicate. La flotte du Vendée Globe devra, en effet, se frayer un chemin pour gagner le sud-ouest de l’anticyclone de Sainte-Hélène et gérer l’enchainement des petites dépressions qui la mèneront jusqu’au Cap de Bonne Espérance. 

Sébastien Simon joint ce matin

« Nous allons super vite depuis hier, c’est positif ! Je ne suis pas très loin du groupe de Maître Coq, Seaexplorer-Yacht Club de Monaco et Initiatives-Cœur, c’est bien, ça me challenge ! Je suis assez content de ce qu’il s’est passé ces dernières 24 heures. Les envolées du bateau me permettent d’aller vite. ARKEA PAPREC est très puissant, il vole très tôt. Par moment, il est posé sur l’eau car il n’y a pas le bon angle ou la bonne mer et tout à coup, il s’envole. 

Je me sens bien avec le bateau. Cela fait 12 ou 13 jours que nous sommes partis et je n’ai pas vu le temps passer. Cela veut dire que ça va plutôt bien à bord.

Je me permets le luxe de prendre une petite douche tous les soirs avant d’aller me coucher ! Ça me permet de me sentir bien car il fait très chaud et humide. Quand je rentre dans le bateau, je sue à grosses gouttes en quelques secondes. Cette nuit, c’était plus supportable. Je suis content, j’ai réussi à dormir. J’ai beaucoup bossé à la bonne marche du bateau ces dernières 48 heures, sans beaucoup dormir donc j’ai passé plus de temps à la bannette cette nuit. Avec des bouchons d’oreille, un matelas confortable et deux oreillers pour me caler la tête, je ne bouge plus ! C’est très confortable.

 

Dans l’Atlantique sud, nous n’aurons a priori pas des conditions à record. Nous avons un anticyclone à contourner, c’est pour cela que nous nous dirigeons tous vers le Brésil. Nous devrons ensuite contourner un front. Je pense que nous allons faire une route très sud et aller chercher la zone des glaces* bien plus tôt que le Cap de Bonne Espérance. Ce sont les prévisions que j’ai observées hier soir mais c’est un peu tôt pour le dire. Dans tous les cas, ça ne s’annonce pas être une route très directe. »

 

* La Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) est composée de 72 points GPS, séparés de 5 ° et qui constituent une couronne virtuelle sous laquelle les skippers ne peuvent pas descendre, pour raisons de sécurité. La flotte va aborder cette zone d’interdiction à la navigation un peu avant de franchir la longitude du Cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud). Elle se dessinera dans leur sud sur la route vers le Cap Leeuwin (Australie), puis vers le Cap Horn (Chili).