Partager
Interview avec le skipper vendéen, à moins d'un mois du départ du Vendée Globe : ses influences, ses inspirations et ses bons plans aux Sables d'Olonne, la ville où il a grandi et où il vit quand il n'est pas en Bretagne.

 

Sébastien, quelles personnes ont été déterminantes dans ta vie ?

« En école d’ingénieur, j’ai eu de bonnes surprises avec des intervenants extérieurs. Ce sont des personnes qui par leur parcours, leur intelligence, m’ont beaucoup inspiré. Je les revois encore aujourd’hui.

Mon Papa, bien sûr, car c’est lui qui m’a posé sur un bateau pour la première fois ! Ensuite il passait des heures enfermé à l’intérieur en me laissant tout seul à la barre faire des ronds dans l’eau jusqu’à ce que je comprenne comment ça marche. C’est lui le responsable de tout ça ! »

 

2020 10 01 - Sebastien Simon skipper de l'IMOCA Arkea-Paprec sur le Vendee Globe 2020 - ¬© Eloi Stichelbaut - polaRYSE / Arkea Paprec © ¬ Eloi Stichelbaut - polaRYSE / Arkea Paprec

Quels sportifs t’inspirent ?

« Roger Federer. Il n’a jamais laissé transparaitre quoi que ce soit quand il était en difficulté. Il focalisait son énergie sur son jeu. Lewis Hamilton en Formule 1 qui a un parcours exceptionnel depuis de nombreuses années et François Gabart, forcément ! »

 

L’organisation et la discipline sont indispensables dans la course au large ?

« Selon moi, plus notre sport progresse et plus il faut être organisé et discipliné. Nos bateaux deviennent tellement technologiques et innovants qu’il faut être capable de mettre des chiffres au-delà des sensations. Avant, quelqu’un d’hyper sensitif, très talentueux, était capable de faire avancer le bateau tout seul alors qu’aujourd’hui il faut avoir une méthode très stricte, se fier aux chiffres des ingénieurs. Il faut pouvoir gérer la partie structurelle et mécanique du bateau, savoir où mettre le curseur, savoir jusqu’où on est capable d’aller, jusqu’où le bateau est capable d’aller. C’est un paramètre important car les bateaux sont de plus en plus puissants et rapides.

 

Il n’y a pas de place pour l’inconnu ?

« Je laisse toujours un peu de place à l’inconnu mais par défaut ! Parce que je n’ai pas le temps nécessaire pour continuer de fiabiliser le bateau. J’espère que l’inconnu ce ne sera que le parcours et pas la connaissance de mon bateau. »

 

Quel défaut t’a-t-on parfois reproché ?

« J'ai beaucoup travaillé sur ce sujet mais je pense que je me compare trop aux autres. Ce que les gens pensent de moi me touche particulièrement. »

 

Quel est l’endroit où tu te sens le mieux ?

« Aux Sables d’Olonne. Je m’y sens bien, c’est chez moi ! »

 

Tu nous livres tes bons plans dans la région ?

« LE spot de surf c’est Bud Bud près de Longeville sur mer. La vague est puissante et il y a un beau shorebreak. Pour le footing, direction Cayola pour un parcours le long de la mer. J’aime beaucoup le côté sauvage de cet endroit. Quand je rentre aux Sables d’Olonne, en général c’est pour prendre du temps pour moi. J’en profite pour faire du sport à la thalasso Côte Ouest. J’aime aussi retrouver mes amis pour une séance de squash à Espace Form, c’est un sport cardio et ludique ! Ou autour d’un dîner, à La Cabane par exemple. Ce bar à huitres à Breme-sur-Mer est tenu par mon entraîneur d’Optimist lorsque je naviguais au SNS (Sports Nautiques Sablais).